Ils doivent s'engager dans les sept vallées qui marqueront les degrés initiatiques de leur ascension spirituelle.

Ces vallées magiques et mystiques sont :
• La première vallée qui se présente est celle de la recherche (talab) ;
• celle qui vient ensuite est celle de l’amour (‘ishq), laquelle est sans limite ;
• la troisième est celle de la connaissance (ma’rifat) ;
• la quatrième celle de l’indépendance (istighnâ’);
• la cinquième celle de la pure unicité (tawhid);
• la sixième celle de la terrible stupéfaction (hayrat);
• la septième enfin celle de la pauvreté (faqr) et de l’anéantissement (fanâ’), vallée au-delà de laquelle on ne peut avancer.

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C'est après avoir franchi ces vallées, en un long voyage dont la durée comprend souvent une ou plusieurs vies pleines d'embûches, voyage où la grande majorité des oiseaux périront, que les rescapés se voient refuser - ultime épreuve - l'accès tant espéré au palais de leur Roi : le Simorgh


Ce refus plonge les trente oiseaux rescapés dans un profond désespoir. Ils apprennent alors l'ultime vérité : l'Unité Universelle de toute chose et de tout être dans le temps.

Les rescapés, attendent, mûrissent, prient et méditent.
En Persan, «Simorg. » signifie « Si » = trente, « muorg » = oiseaux, c'est-à-dire « trente oiseaux ».
Les oiseaux, devenus des grands prophètes, sont finalement admis auprès de leur Roi. Ils forment ainsi une hypostase, ou être collectif (chimère).
C'est donc en se servant d'un jeu de mots qu' Attâr nous fait comprendre que le face à face avec l'Esprit pur est aussi le retour à l'Unité première est également le retour des oiseaux sur eux-mêmes et sur ces multiples facettes psychiques de la conscience.

Les sept vallées que nous allons bientôt parcourir ensemble font partie de ces réalités subjectives dont chacun reçoit une image vivante et réelle, une représentation interprétée, selon sa propre capacité de perception.

« Si tu veux écarter le voile de cette affaire, sache que Dieu seul connaît ce secret et lui seul peut te le dévoiler ».

Par ailleurs, Attâr reconnaît parfaitement l'écueil de l’intellectualité :
« A quoi te serviront mes paroles tant que tu n'en auras pas fait l'application » ?
L'approche sera donc difficile.